| Type | SUJET |
| Collection | Gaumont (Journal Gaumont) Journal Actualité |
| Durée | 00:05:13 |
| Coul. son | NBCouleur Sonore |
6648GJ 00007
Titre : AU GRAND PALAIS QUI FUT CONSTRUIT EN 1900, M. ANDRÉ MALRAUX A INAUGURÉ LA PLUS GRANDE RÉTROSPECTIVE CONSACRÉE À UN PEINTRE DE SON VIVANT, CELLE DE PABLO PICASSO
1ère diffusion : 1966
Pablo PICASSO. FRANCE. Au grand palais qui fut construit en 1900, Monsieur André MALRAUX a inauguré la plus grande rétrospective consacrée à un peintre de son vivant, celle de Pablo PICASSO. 1900 l'époque de STEINLEIN et de TOULOUSE-LAUTREC fut elle où PICASSO découvrit PARIS, au cours de différents voyages qu'il a lui-même racontés en bandes dessinées. En 1904 il s'installe au bateau LAVOIR et abandonne la période bleue, née de son besoin de peindre l'envers de la belle époque. Il rompt avec la réalité. Max JACOB, BRAQUE, APOLLINAIRE sont ses amis. Succédant à la période rose, la période nègre allait précéder le cubisme. Mais qu'est-ce que le cubisme. Pour l'expliquer nous avons reconstitué cette nature morte. Si on élimine tous les objets pour ne garder que le compotier et si on l'observe par-dessus, par-dessous, comme de profil, on peut inscrire son image dans l'espace. A travers cet ensemble de lignes, le compotier est présent dans ses trois dimensions. En s'écartant de l'imitation et en cherchant son dessin parmi ces lignes, PICASSO réunit les divers aspects d'un objet pour qu'ils soient vus simultanément tout en composant un objet unique. Le scandale éclata lorsque PICASSO décida d'appliquer cette simultanéité à la figure humaine. En 25 André BRETON lançait le surréalisme et PICASSO fit d'un torchon une guitare. En 36 la guerre d'ESPAGNE l'atteignit plus que tout autre et le bombardement de GUERNICA lui fournit le thème de sa fresque la plus fameuse. GUERNICA, Edouard PIGNON, l'un de ses amis, l'explique. (Synchrone PIGNON). "GUERNICA a été pour nous comme une sorte d'énorme giffle parce qu'on n'avait pas l'habitude de voir entrer de plain pied comme ça dans la peinture cette sorte de drame, de problèmes de la vie, de la mort, cette mise en scène, en somme tous ces différents éléments étaient comme projetés vers le spectateur. N'est-ce pas, le cheval qui hennit de douleur, qui représente en somme l'innocence, parce que le cheval est quand même innocent dans l'histoire, la maternité qui soutient son enfant mort, la femme qui brandit cette lampe pigeon, n'est ce pas, vers le spectateur, vers le drame, n'est-ce pas,qui cherche à y mettre de la lumière. Cette autre femme qui allonge son torse est vue comme dans différents éléments du tableau de partout, n'est-ce pas, c'est-à-dire elle est vue en même temps de dos, de face, de profil comme le cheval d'ailleurs, et ce taureau qui est là, comme la force brutale, insconscient n'est ce pas et tout cela, tout ce drame pictural était pour nous une évidence extraordinaire". Dès 1944 Pablo PICASSO s'engageait politiquement et de façon définitive. A la colombe de la paix allait succéder différentes fresques dont celle de VALLAURIS sur la Guerre et la Paix et celle pour l'Organisation des Nations en Unies pour l'éducation la science et la culture "Icare des ténèbres". Dans le même temps, sa soif de pratiquer tous les arts plastiques, lui fait découvrir la céramique et provoque son retour à la sculpture. Cet homme pour qui la vie passe sans rien lui enlever de sa passion créatrice, découvre sans cesse une nouvelle manière de s'exprimer, "La peinture est plus forte que moi dit-il un jour, elle me fait faire ce qu'elle veut". A quatre vingt cinq ans Pablo PICASSO n'a pas fini d'étonner, "vous voyez dit-il parfois je commence". COULEUR. La diversité de son oeuvre est telle qu'il n'a cessé depuis plus d'un demi siècle de fasciner le spectateur par la façon dont il a raconté la vie en la jugeant et en la recréant. Il n'y pas un monde PICASSO, il en est plusieurs et c'est sans doute ce qui l'a rendu universel. Le secret de sa disponibilité réside dans cette affirmation, "Je ne cherche pas, je trouve" Pour trouver, il a emprunté les chemins du cubisme et du surréalisme en se frayant un passager à coups de hache, tout au long de cette difficile aventure qu'est la vie d'un peintre à la recherche de sa vérité. Descriptif : Vernissage au Grand Palais. Toile style TOULOUSE-LAUTREC. Bande dessinée. PICASSO à PARIS. Tour EIFFEL. Bateau lavoir. Epoque bleue. APOLLINAIRE. Art nègre. usine HORTA EL EBRO. Portrait W. UHDE. Démonstration compotier. Visage droite gauche. Surréalisme. Torchon guitare. Bombardement de GUERNICA. Ruines. Journaux. Toile GUERNICA. Colombe de la Paix. Guerre et Paix à VALLAURIS. ICARE des Ténèbres. PICASSO à VALLAURIS travaillant. Chèvre. Corrida avec DOMINGUIN. Corrida et gravures. Gravure CROLYNK. COULEURS : "L'homme et la femme" periode bleue. Portrait et bock de bière. "L'ARLEQUIN". Les musiciens. Nature morte avec journaux. Les demoiselles d'AVIGNON. Tête de taureau. Deux portraits de femmes. Peintre.
FRANCE; PARIS; GRAND PALAIS; VALLAURIS; GUERNICA; André MALRAUX; Pablo PICASSO; RETROSPECTIVE; Bande dessinée; TABLEAU; SCULPTURE; CUBISME; PORTRAIT; SURREALISME; GUERRE D'ESPAGNE; BOMBARDEMENT; EXPOSITION; INTERVIEW; CONGRES; REPRODUCTION